Question orale pour faire face à l’urgence canicule dans les collèges 

Posée par Najib Benarafa lors de la séance plénière du 3 juillet 2026.

Les mois de mai et juin derniers ont été marqués dans notre département par des pics de température, des canicules et des records de chaleur, conduisant le préfet à déclencher le plan de vigilance rouge. Ces épisodes météorologiques ne sont pas des anomalies : ils ont été prédits et modélisés par les scientifiques du GIEC et de nombreux chercheurs à travers le monde, et ils seront de plus en plus fréquents. 

Les températures ont oscillé entre 30 et 40 °C dans certaines salles de classe lorsqu’elles étaient occupées. Les élèves comme les enseignants en ont souffert dans les Hauts-de-Seine comme partout en France, et les épreuves du brevet des collèges deviennent chaque année plus problématiques à cette période. 

Aujourd’hui, certains enseignants sont obligés de scotcher des couvertures de survie à l’extérieur des fenêtres. Cette situation renvoie à l’image des infirmières qui portaient des sacs-poubelles pendant la crise du Covid, symbole de l’incapacité de nos administrations à anticiper certaines crises. Pourtant, le Département est pleinement investi dans les enjeux du développement durable au sein des collèges, notamment à travers son programme Îlot Vert, mis en œuvre depuis 2021. 

Malheureusement, le réchauffement climatique s’accélère et le rythme des transformations engagées demeure lent et coûteux. Il conviendrait donc de lancer, en parallèle, un plan d’adaptation d’urgence des collèges au réchauffement climatique, visant le court et le moyen terme, avec des mesures ciblées et peu coûteuses. 

Ce n’est pas la première fois que nous intervenons sur ce sujet, et il ne peut exister de solution globale pleinement satisfaisante, chaque bâtiment présentant des caractéristiques et des contraintes spécifiques. 

Aussi, nous aimerions savoir : 

  • Si, à court terme, un diagnostic, sous la forme d’un questionnaire et de relevés de température, a permis d’identifier les salles de classe les plus exposées aux fortes chaleurs dans chaque établissement ainsi que les îlots de chaleur dans les cours des collèges ; 
  • Si, d’ici l’année prochaine, des brumisateurs démontables (par exemple de simples tuyaux adaptés) pourraient être installés dans chaque cour ; 
  • Si, d’ici l’année prochaine, des brise-soleil pourraient être installés sur les façades les plus exposées et si des ventilateurs de plafond pourraient être expérimentés. Certains modèles peuvent contribuer efficacement au confort thermique en été comme en hiver.  
  • Si, à moyen terme, des études de végétalisation verticale pourraient être envisagées sur les façades les plus exposées, ainsi que la pose de volets coulissant en fonction de l’exposition au soleil ; 
  • Si différentes solutions low-tech, donc moins coûteuses, permettant de rafraîchir les salles de classe pourraient être proposées et faire l’objet d’expérimentations dans les établissements, tout en constituant un support pédagogique pour l’enseignement des sciences. 

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