Convention annuelle d’objectifs et de moyens avec l’Etat relative aux dispositifs d’insertion des contrats uniques d’insertion – 2026

Intervention d’Astrid Brobecker, lue en séance plénière du 3 juillet 2026 par Dominique Trichet-Allaire.

Nous voterons pour cette convention, car il s’agit d’un dispositif qui permet l’insertion des publics les plus éloignés de l’emploi, en particulier les bénéficiaires du RSA. 

Nous regrettons toutefois la baisse des objectifs fixés pour 2026 : 

  • En 2025 : 140 contrats signés pour un objectif de 150 
  • Pour 2026 : un objectif fixé à 100 CUI-PEC .

Cette baisse intervient dans un contexte où les besoins sociaux demeurent particulièrement élevés dans les territoires. 

Cette évolution s’inscrit plus largement dans un contexte de désengagement de l’État, qui se traduit à la fois par des objectifs revus à la baisse et par un transfert implicite de l’effort d’insertion vers les collectivités, notamment sur les publics les plus fragiles. 

Il faut souligner que les publics concernés sont de plus en plus issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et des parcours les plus éloignés de l’emploi. Ces dispositifs jouent donc un rôle réel de remobilisation et d’accès à une première expérience professionnelle. 

Il convient également de rappeler que les associations restent les premiers employeurs concernés et sont souvent les plus exposées aux fluctuations de ces dispositifs. 

Nous voterons donc pour cette convention, mais ne pouvons que constater un désengagement progressif de l’État, qui affaiblit les politiques d’insertion alors même que les besoins restent importants dans le département et dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. 

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